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Al di Meola - Münchner Klaviersommer
La série de concerts jazz Münchner Klaviersommer s’est déroulée entre 1981 et 1998 à Munich, en Allemagne. Malgré son nom, qui peut être traduit par « Été du piano de Munich », l’événement ne mettait pas uniquement en scène des pianistes, mais également un vaste éventail de musiciens populaires de l’époque. Les concerts étaient généralement présentés en juillet dans la Philharmonie du Gasteig. Al di Meola était l’un des participants de l’édition 1993 du festival. En compagnie du guitariste Chris Carrington et du percussionniste Arto Tunçboyacıyan, di Meola a proposé les pièces désormais classiques de son album world fusion World Sinfonia, paru en 1991.
01:11
Larry Graham: Ultimate Funk at the Bataclan
Cet enregistrement démontre la grande performance de Larry Graham & Graham Central Station à Paris dans la salle de concert conviviale Bataclan. Six cents ‘funkeurs’ se sont rassemblés et ont acclamé le bassiste et le héros du funk. Durant les sixties, Graham était essentiellement connu pour son œuvre avec le groupe populaire de soul et de funk d’influence psychédélique Sly and the Family Stone. Cependant en tant que fondateur et leader du Graham Central Station il a également eu une carrière solo satisfaisante. On dit souvent que Graham a été un pionnier dans l’art du slapping sur la basse électrique : l’aspect original du funk moderne. Lors de cette performance à Paris, Graham montre pourquoi il peut être considéré comme un des héros du funk !
02:43
Eartha Kitt: The Most Exciting Woman in the World
On la surnommait « la femme la plus excitante au monde ». Eartha Kitt a longtemps été la reine du blues et du jazz. Incarnation même de la vamp envoûtante, Kitt a connu la gloire dans les boîtes de nuit grâce à sa présence scénique langoureuse et à sa voix rauque et féline. Mais au-delà de son charme sensuel, Kitt projetait l’image d’une grande dame à l’élégance exotique et cosmopolite, tout particulièrement parce qu’elle chantait en plusieurs langues.
03:45
O.P. Trio and E. Fitz. - Jazz At The Philharmonic
Le Royal Concertgebouw d’Amsterdam est une salle de concert de renommée mondiale, connue pour son acoustique de grande qualité. Elle a attiré de nombreux artistes célèbres au fil des années et est l’une des institutions musicales les plus respectées des Pays-Bas. Le 5 mai 1957, l’imprésario Norman Granz a présenté sa tournée Jazz at the Philharmonic au Concertgebouw d’Amsterdam. Le pianiste canadien Oscar Peterson et son trio composé du guitariste Herb Ellis et du bassiste Ray Brown sont ensuite rejoints par le trompettiste Roy Eldridge et le batteur Jo Jones. En tant qu’invité spécial, le violoniste américain Stuff Smith participe également au spectacle. La chanteuse américaine Ella Fitzgerald, accompagnée du pianiste Don Abney, d’Ellis, de Brown et de Jones, atteint son apogée vocal lors d’une performance époustouflante qui se termine par une séance d’improvisation sur « It Don't Mean A Thing (If It Ain't Got That Swing) » avec l’ensemble.
05:08
Les McCann à La Nouvelle-Orléans
Le musicien autodidacte Less McCann est devenu une star mondiale du jazz après la sortie de son album “Swiss Movement”, qu’il a enregistré en 1968 avec feu Eddie Harris. Pourtant, ce musicien représente beaucoup plus qu’un seul album. McCann passe facilement d’un style de jazz à un autre, faisant preuve de sa technique impressionnante dans tous les domaines, du bop à la fusion, du chant au clavier et piano électrique, clavinet ou synthétiseur. Son mélange de musique religieuse et musique swing saisit parfaitement l’esprit de l’époque, bien qu’une maladie l’empêchât de jouer avec plus d’un seul doigt au début des années 1990. Pendant ce concert, enregistré en 1983, McCann ramène le gospel à La Nouvelle-Orléans. Le chant de McCann excelle dans les interprétations émouvantes de ses succès, incluant “Just Like Magic”, accompagnées par le magnifique “Magic Band”, composé du saxophoniste Bobby Bryant Jr., du bassiste Curtis Robertson Jr. et du batteur Tony St. James.
06:06
Joe Turner - Jazz Marmalade
La série de concerts « Jazz Marmalade » met en vedette des musiciens américains expatriés qui font étalage de leur talent dans deux clubs de jazz parisiens, en 1962. Le pianiste stride américain Joe Turner (1907–1990), souvent confondu avec le chanteur blues « Big » Joe Turner, lance le bal en proposant un duo piano-basse au swing contagieux sur les planches du Mars Club, qui était à l’époque un haut lieu du showbiz et du gratin américain, situé à proximité des Champs-Élysées. Du Mars Club, nous nous dirigeons ensuite vers le Blue Note, où un quartet comprenant le batteur Kenny Clarke, l’organiste Lou Bennett et le saxophoniste ténor Don Byas interprète « Salut les copines ». De retour sur les planches du Mars Club, le trio jazz du pianiste Art Simmons (1926–2018) propose une version enjouée de « C-Jam Blues ». Le programme se termine au Blue Note, où le quartet regroupant Clarke, Bennett et Byas livre une version entraînante de « April in Paris ». Ces enregistrements offrent un coup d’œil captivant sur l’apport précieux des musiciens américains à la scène jazz parisienne du début des années 1960.
06:47
Lamento sertanejo
Durant ce spectacle - enregistré au Festival de Jazz à Vienne – l’artiste brésilien Gilberto Gil remonte sur scène avec un nouvel ensemble de mélodies, inspirées par son dernier album ‘Fé na Festa’. C’est un mélange de célébrations, de traditions et même de temps en temps de rock. Gilberto Gil, mondialement connu aussi bien en tant que musicien, qu’en tant que ministre brésilien de la culture, était un des pionniers du mouvement culturel du tropicalisme. Ce mouvement, caractérisé par une forte présence de protestation sociale, combine les éléments culturels traditionnels du Brésil avec des formes d’art moderne. Ainsi, le nouveau son que Gilberto Gil introduit lors de cette performance, prend visiblement ses sources dans la culture brésilienne, tout en étant constamment inspiré par le jazz.
07:00
Terrasson & Belmondo: À Nous Garo
Le festival Jazz en Baie est organisé chaque année sur le territoire de la baie du Mont-Saint-Michel. Ce concert présente une collaboration entre deux grands musiciens de jazz français : le pianiste Jacky Terrasson et le trompettiste Stéphane Belmondo. Les deux artistes font équipe pour un concert de jazz magnifique, teinté de soul et avec une pointe de chanson française. Le pianiste franco-américain Terrasson aime parcourir le monde, multipliant les collaborations, jouant en trio, quartet ou quintette. Avec Stéphane Belmondo, son ami de longue date, il a sorti de nombreux albums et donné de nombreux concerts. On peut entendre le trompettiste sur l’album « Gouache » du pianiste ; vice versa, on peut entendre le pianiste sur l’album « Ever After » du trompettiste. Ce concert à Jazz en Baie est un régal pour tous ceux qui aiment le jazz !
08:19
Saluzzi, Mariano & Dauner live in Stuttgart
Figurant parmi les plus éminents maîtres du tango d’Argentine, Dino Saluzzi bâtit son héritage depuis la deuxième moitié des années 80, de sorte que son jeu de bandonéon, très proche de l’accordéon, en est venu à définir le tango argentin. Au cours de sa carrière, Saluzzi a exploré plusieurs avenues artistiques, sur lesquelles il s’est rarement aventuré à plus d’une reprise. Cette performance rare, intense et intime en collaboration avec Charlie Mariano (saxophone) et Wolfgang Dauner (piano) regroupe tango, musique classique et grands favoris internationaux.
09:16
Face au Public: Odetta
La légendaire chanteuse folk afro-américaine Odetta (1930-2008) insufflait dans ses spirituals une tristesse et une angoisse immesurables. Sa musique exprime avec éloquence l’impact de l’esclavage sur les millions d’Africains déracinés de leur terre natale. Pour Odetta, la musique folk – qu’il s’agisse de spirituals, de blues ou de chants de travail – était un véhicule pour donner une voix à la détresse découlant des injustices et du racisme vécus par les Noirs. Dans cette performance filmée en 1964 à l’émission Face au Public, toute la mélancolie de l’esclavagisme demeure vivement tangible dans le chat d’Odetta.
10:03
Benny Goodman Septet - North Sea Jazz Part I
Plus important festival de musique intérieur au monde, le North Sea Jazz Festival présente en trois jours le passé, le présent et le futur du jazz dans la ville de La Haye, en plus de s’intéresser au blues, au soul, au funk et au hip-hop. En 1982, le légendaire clarinettiste jazz et chef d’orchestre Benny Goodman s’est produit au festival en compagnie de son septuor. Fidèle à lui-même, le « roi du swing » a recréé l’atmosphère endiablée des années 1930, époque où le jazz connaissait une popularité sans précédent. Le septuor de Goodman comprend Scott Hamilton (saxophone ténor), John Bunch (piano), Phil Flanigan (contrebasse), Mel Lewis (batterie), Warren Vaché (trompette) et Chris Flory (guitare). Ce concert est la première de deux prestations livrées au festival en 1982.
11:06
Kurt Rosenwinkel rencontre le Peter Beets Trio
Le pianiste de classe mondiale Peter Beets a partagé la scène avec les géants du jazz : Chick Corea, Wynton Marsalis, « Toots » Thielemans, Elvin Jones, George Coleman, Johnny Griffin, Benny Golson, John Clayton… Le Néerlandais est né dans un milieu musical : sa mère, une pédagogue musicale, lui faisait écouter de la musique classique, tandis que son père, un grand amateur d’Oscar Peterson et d’Art Blakey, lui faisait écouter du jazz. Ses parents n’envisageaient pas une carrière musicale pour leur fils, mais la musique était bien dans la famille. Lors de ce concert enregistré au Kurhaus de Scheveningen, Peter Beets fait équipe avec le célèbre guitariste Kurt Rosenwinkel. Au cours de sa carrière de presque 25 ans, Rosenwinkel a collaboré avec des artistes dynamiques comme Brad Mehldau, Brian Blade, Mark Turner, Joshua Redman et Chris Potter, et avec des légendes estimées comme Joe Henderson, Paul Motian et Gary Burton. Imprégné des traditions riches et profondes du jazz, développant continuellement son langage musical, Rosenwinkel ne cesse de repousser ses frontières pour enrichir son art. Cette collaboration entre Beets et Rosenwinkel produit de la musique brillante.
12:12
John Scofield - North Sea Jazz
Le North Sea Jazz Festival est le plus grand festival de musique en salle au monde, reconnu mondialement comme l’événement où l’on présente le jazz d’hier, d’aujourd’hui et de demain en trois jours. En plus du jazz, genre musical phare de ce festival, on y entend aussi du blues, de la soul, du funk et du hip-hop. En 1986, le guitariste aux talents nombreux John Scofield et sa formation ont donné une performance électrisante au North Sea Jazz Festival à La Haye. D’abord connu pour avoir joué avec Miles Davis, John Scofield démontre ici la réputation qu’il s’est faite.
13:28
Cannery Row
Estival est un festival de jazz présenté chaque été à Lugano, en Suisse, depuis 1977. Cet événement propose une programmation surprenante qui explore le vaste univers de la musique contemporaine tout en faisant la promotion de la tolérance et de la coexistence des nombreuses cultures mondiales. The Crusaders est un groupe de jazz fusion américain qui a connu une grande popularité dans les années 70. Sa sonorité unique est ancrée dans le hard bop, et présente de nombreux éléments R&B et soul. Cette performance mémorable présentée à l’Estival est un véritable plaisir pour les sens.
13:40
Taking It Back & Nobody
Jazz in Duketown est le plus important festival de jazz extérieur gratuit aux Pays-Bas. Ce rassemblement attire les grands amateurs de jazz ainsi que les artistes de renommée internationale. La talentueuse chanteuse américaine Michelle David interprète de la pop et du gospel qui réchauffe le cœur et apaise l’âme. Son éducation religieuse lui a permis de commencer à chanter dès l’âge de quatre ans. Un an plus tard, elle a joint les rangs de son premier groupe musical, The Mission of Love. En 1980, elle s’est inscrite à la Fiorello H. LaGuardia High School of Music & Art and Performing Arts de New York, une école rendue célèbre par le film Fame. Pendant cette période, elle a été figurante dans la légendaire comédie Ghostbusters. Ont suivi des comédies musicales et des tournées au sein des groupes de Diana Ross et Michael Bolton.
13:53
El Cahon
Stan Getz est le plus important saxophoniste "de race blanche". Chef de file de l'école cool, il combine une sonorité douce et feutrée au phrasé et au découpage rythmique de Lester Young. Tendre, éthérée, élégante, sa musique s'oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l'évolution du jazz, d'abord par l'intermédiaire des musiciens blancs de la côte Ouest, ensuite par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l'intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Sa sonorité se dilate; sa technique lui permet une exploitation plus totale des ressources de l'instrument; il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l'aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu'avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens.
14:06
John Lee Hooker Live in Paris
Dans le cadre de cette performance livrée en 1970 à la Maison de la Radio de Paris, la légende américaine du blues John Lee Hooker (voix et guitare) est accompagnée par les talentueux Carey Bell (harmonica), Joe Harper (basse), Lester Dorsie (batterie) et Jimmy Dawkins (guitare électrique). De la première à la toute dernière minute du concert, Hooker illustre pourquoi il demeure, 45 ans plus tard, au 35e rang de la liste des 100 meilleurs guitaristes du magazine Rolling Stone : ce bluesman est véritablement dans une classe à part.
14:39
Anita Oday Live in Sweden 1963
Ces deux merveilleux concerts d’Anita O’Day, filmés en 1963 et en 1970, présentent cette grande dame du jazz dans une forme impeccable. Son chant unique est mis en valeur par des interprétations exceptionnelles des populaires « Tea For Two » et « Sweet Georgia Brown » (toutes deux reprises de son apparition triomphale au Newport Jazz Festival, en 1958). Ces concerts sont un hommage mérité à l’une des figures les plus authentiques du jazz, et illustrent sans équivoque pourquoi O’Day est classée au rang des chanteuses jazz les plus célébrées de l’histoire, aux côtés d’Ella Fitzgerald, de Sarah Vaughan et de Billie Holiday.
15:32
Dee Dee Bridgewater : Motherland
La chanteuse DeeDee Bridgewater entre en scène avec des qualifications considérables, mais ce documentaire, relié à son CD ‘Red Earth’ fait encore plus fort. C’est un séjour au Mali qui fait fondre les frontières. Alors que les amateurs du world beat reconnaîtront le groove, pour Bridgewater c’est la première fois qu’elle ramène ses propres expériences en tant que femme afro-américaine à sa terre maternelle. Il en résulte une fusion de sentiments, de visions et en particulier de musiques.
16:20
Ricardo Herz Trio - Da Pá Virada Sessions
Da Pá Virada Sessions réunit les meilleurs musiciens du jazz brésilien contemporain (et plus encore). Chacune des sessions filmées à São Paulo procure une expérience unique en offrant un nouveau point de vue sur la scène musicale du Brésil. De plus, les artistes participants sont choisis avec l’aide du rédacteur en chef de Stingray DJAZZ. Parmi ceux-ci se trouve le Ricardo Herz Trio, qui comprend Ricardo Herz au violon, Michi Ruzitschka à la guitare classique et Pedro Ito aux percussions. Son leader, Ricardo Herz, est un musicien de formation classique qui a aussi étudié le jazz au prestigieux Berklee College of Music.