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Travellin’ Blues: Big Daddy Wilson
Jazz en Baie, une guitare gémissante et la voix de Big Daddy Wilson : voilà la recette parfaite pour un concert de blues émotionnel et mélancolique. Big Daddy Wilson est né en Californie. Il assiste à son premier concert de blues dans les années 1970, alors qu'il effectue son service militaire à Brême en Allemagne. C’est comme une révélation pour lui et il s’investit corps et âme dans la musique. Plusieurs décennies et albums plus tard, il est considéré comme l’un des plus importants artistes de blues au monde. Son album ‘I’m Your Man’ (2013) lui a valu son premier succès international. Tout en respectant les racines du blues, le chanteur charismatique ajoute des éléments soul, funk, country et gospel à sa musique : un hommage à sa jeunesse américaine. Sa voix de baryton, d’une puissance émotionnelle rare, raconte les histoires nostalgiques de son pays natal.
01:21
Gregory Porter and Metronomy - Paris
Dans les années 1960, le compositeur Michel Magne a transformé le Château d’Hérouville – un domaine du 18e siècle situé au nord de Paris ayant jadis accueilli le couple formé de George Sand et de Frédéric Chopin – en tout premier studio d’enregistrement résidentiel au monde. En plus de ses installations de pointe, le complexe comprenait une piscine et un magnifique jardin, et permettait aux artistes d’y demeurer pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. De David Bowie à Iggy Pop, de Pink Floyd à Chet Baker, d’innombrables vedettes ont enregistré des pièces inoubliables avant la fermeture du studio, dans les années 1980. Trois décennies plus tard, le Château d’Hérouville a réouvert ses portes. Dans le cadre de ce programme, le baryton américain Gregory Porter collabore avec la formation électro-pop britannique Metronomy. Cet ancien joueur de football américain, qui a abandonné sa carrière sportive pour se consacrer entièrement à la musique, donne une entrevue avant d’interpréter « Don’t Loose Your Steam », « In Fashion » et « Sunny », tandis que Metronomy propose ses propres pièces, dont « The Look », « Night Owl » et « Mick Slow ». Metronomy est composée de Joseph Mount (batterie), Oscar Cash (saxophone, clavier) et Michael Lovett (clavier). La formation qui accompagne Gregory Porter est composée de Lakecia Benjamin (saxophone), Chip Crawford (piano), Jahmal Nichols (guitare basse) et Emanuel Harrold (batterie).
02:34
Count Basie and his Orchestra live in Charleroi
Count Basie figure parmi les plus importants chefs d’orchestre de jazz de l’époque swing. À l’exception d’une courte période au début des années 50, Basie a été à la tête d’un big band de 1935 jusqu’à sa mort, près de 50 ans plus tard. Son orchestre, qui a continué de se produire même après le décès de son leader, était caractérisé par sa section rythmique souple et mouvante – dirigée au piano par Basie –, son jeu d’ensemble énergique et ses généreux solos. Basie n’était pas un compositeur comme Duke Ellington ni un important soliste comme Benny Goodman; son instrument était son orchestre. Ce dernier était considéré comme l’incarnation même du swing et a eu une influence notable sur l’histoire du jazz. Dans le cadre de ce concert de 1961, Count Basie monte sur les planches de Charleroi.
03:26
Mont Saint-Michel: Steve Grossman & Peter King
Le festival Jazz en Baie est organisé chaque année sur le territoire de la baie du Mont-Saint-Michel. Ce concert présente une collaboration exceptionnelle entre les deux saxophonistes chevronnés Peter King et Steve Grossman. Accompagnés du bassiste Duylinh N'Guyen, du batteur Stéphane Huchard et du pianiste Alain Jean-Marie, le duo donne un concert spectaculaire. Les deux géants du saxophone, ici âgés de 73 (King) et 63 (Grossman) ans, font une musique fraîche qui ravive tous les sens.
05:04
Tony Bennett
Revivez la magie de Tony Bennett, l’un des crooners favoris de l’histoire de la musique. Enregistré au Royal Albert Hall de Londres le 2 mars 1974, ce concert enchanteur met en lumière la virtuosité vocale et le charisme incomparables de Bennett alors qu’il se trouvait au sommet de son art. En compagnie de son directeur musical Torrie Zito et d’un orchestre composé de musiciens britanniques, dont Kenny Clare (batterie), Don Lusher (trombone) et Kenny Baker (trompette), Bennett interprète des versions captivantes de « The Good Things in Life », « My Favorite Things », « My Love », « I’ve Got Five Dollars », « It Don’t Mean a Thing » et « Maybe This Time ».
05:59
Rumble
La série de concerts jazz Münchner Klaviersommer s’est déroulée entre 1981 et 1998 à Munich, en Allemagne. Malgré son nom, qui peut être traduit par « Été du piano de Munich », l’événement ne mettait pas uniquement en scène des pianistes, mais également un vaste éventail de musiciens populaires de l’époque. Les concerts étaient généralement présentés en juillet dans la Philharmonie du Gasteig. Le pianiste américain Armando Anthony « Chick » Corea était l’un des participants de l’édition 1987 du festival. En compagnie du guitariste Frank Gambale, du saxophoniste Eric Marienthal, du bassiste John Patitucci et du batteur Dave Weckl, Corea a interprété un programme consacré au jazz fusion, un sous-genre du jazz inspiré par le rock et les instruments électroniques de l’époque. Corea et son groupe ont été mis en nomination à deux prix Grammy.
06:11
Come Twogether ft. Benjamin Herman
Simon Oslender et Jérôme Cardynaals ont la musique jazz dans le sang ! Dès leur plus tendre jeunesse, ils écoutent des standards de jazz plutôt que des chansons pour enfants et jouent des rythmes de batterie complexes plutôt que les études de Bach. Sous le nom de « Twogether », les deux jeunes artistes présentent un blues-jazz funky et unique, tirant de leurs instruments une sonorité qui vous laissera sans voix. Les deux garçons incroyablement doués se sont connus dans un big band pour jeunes et ont vite formé un duo. Immédiatement après, ils ont remporté le premier prix au Concours de jazz Princesse Christina à Amsterdam, lançant leur carrière musicale. Dans cet enregistrement, ils jouent avec des artistes merveilleux, tels que le saxophoniste Benjamin Herman et la chanteuse Madeline Bell.
06:45
Lonely Lady
Stan Getz est le plus important saxophoniste "de race blanche". Chef de file de l'école cool, il combine une sonorité douce et feutrée au phrasé et au découpage rythmique de Lester Young. Tendre, éthérée, élégante, sa musique s'oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l'évolution du jazz, d'abord par l'intermédiaire des musiciens blancs de la côte Ouest, ensuite par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l'intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Sa sonorité se dilate; sa technique lui permet une exploitation plus totale des ressources de l'instrument; il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l'aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu'avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens.
07:00
Anita Oday Live in Sweden 1963
Ces deux merveilleux concerts d’Anita O’Day, filmés en 1963 et en 1970, présentent cette grande dame du jazz dans une forme impeccable. Son chant unique est mis en valeur par des interprétations exceptionnelles des populaires « Tea For Two » et « Sweet Georgia Brown » (toutes deux reprises de son apparition triomphale au Newport Jazz Festival, en 1958). Ces concerts sont un hommage mérité à l’une des figures les plus authentiques du jazz, et illustrent sans équivoque pourquoi O’Day est classée au rang des chanteuses jazz les plus célébrées de l’histoire, aux côtés d’Ella Fitzgerald, de Sarah Vaughan et de Billie Holiday.
07:54
Sarah Vaughan Live in '58 & 64: The Divine One
Sarah Vaughan: Live in '58 & 64 présente ‘La Divine’ à son meilleur, chantant de sa voix sensuelle des standards de jazz comme ‘Lover Man’, ‘Misty’ et ‘I Got Rhythm’, ainsi que des morceaux populaires comme ‘Over The Rainbow’ et ‘Maria’. Ses interprétations de chansons écrites par Harold Arlen, Leonard Bernstein, Johnny Burke, les Gershwin et Stephen Sondheim par Sarah, l’une des meilleures chanteuses du XXe siècle, sont simplement magiques. Ces trois performances musicales montrent pourquoi le nom de Sarah Vaughan est invariablement dit dans le même souffle que ceux d’Ella Fitzgerald et de Billie Holiday.
09:01
Smooth Series at NSJ: George Benson & Kenny G
Le North Sea Jazz Festival est reconnu dans le monde entier pour sa couverture exceptionnelle d’une vaste gamme de styles musicaux : jazz traditionnel de La Nouvelle-Orléans, swing, bop, free jazz, jazz fusion, jazz d’avant-garde, électro blues, gospel, funk, soul, R&B, hip-hop, musiques du monde, musiques latines… Le festival a été fondé par l’entrepreneur et amateur de jazz Paul Acket, qui a vendu une maison d’édition de magazines hautement profitable pour mettre sur pied la première édition de l’événement, en 1976. Cet épisode de North Sea Jazz Archive présente une compilation de George Benson & Kenny G.
09:33
Teddy Wilson - Théâtre de l’Atelier
Plusieurs décennies après la fin de la mouvance swing des années 1930, l’un de ses porte-étendard, le pianiste Teddy Wilson (1912–1986), a maintenu sa flamme en vie dans le cadre d’innombrables tournées. Lors d’une série de concerts printaniers en Europe, le réputé pianiste s’est produit au Théâtre de l’Atelier de Genève, le 21 mars 1969. Avant le concert, le comédien suisse Jean Landier a enregistré avec Wilson un épisode de l’émission Variétés : Jasons Jazz, sur les ondes de la Radio Télévision Suisse. Après une courte entrevue, Wilson y interprète « After You’ve Gone » et « Body and Soul » en compagnie d’un tandem local composé du batteur Peter Giger et du contrebassiste Isla Eckinger. Ce programme est un précieux exemple de maîtrise du piano jazz et de bon goût.
09:58
Dilemma
Formé en 1952 à partir de la section rythmique du grand ensemble de Dizzy Gillespie, le Modern Jazz Quartet s’est inspiré de la musique de chambre classique ainsi que des racines blues du jazz. La carrière du groupe a traversé plusieurs décennies, avec de nombreux albums encensés par la critique, qui lui ont permis de s’imposer dans l’histoire du jazz. Après des concerts à Rotterdam et Amsterdam, le Modern Jazz Quartet s’est produit au Singer Concertzaal de Laren le 31 mars 1969, pour la télévision néerlandaise. Composé de Milt Jackson au vibraphone, John Lewis au piano, Percy Heath à la basse et Connie Kay à la batterie, le quatuor joue avec élégance et style.
10:04
Scott DuBois Quartet live à Munich
Étoile montante de la guitare jazz, Scott DuBois est à la tête d’un quatuor composé de Gebhard Ullmann (instruments à anche), Thomas Morgan (basse) et Kresten Osgood (batterie). Le talent de ces trois musiciens est tel qu’ils peuvent passer d’un style feutré à une approche férocement avant-gardiste en un clin d’œil. Dans le cadre de cette performance intime et atmosphérique livrée au Jazz Club Unterfahrt de Munich, en mars 2016, DuBois et son groupe interprètent l’intégralité de l’album Winter Light, sorti quelques mois plus tôt, ainsi que de Lake Shore Suite.
11:36
Face au Public: Odetta
La légendaire chanteuse folk afro-américaine Odetta (1930-2008) insufflait dans ses spirituals une tristesse et une angoisse immesurables. Sa musique exprime avec éloquence l’impact de l’esclavage sur les millions d’Africains déracinés de leur terre natale. Pour Odetta, la musique folk – qu’il s’agisse de spirituals, de blues ou de chants de travail – était un véhicule pour donner une voix à la détresse découlant des injustices et du racisme vécus par les Noirs. Dans cette performance filmée en 1964 à l’émission Face au Public, toute la mélancolie de l’esclavagisme demeure vivement tangible dans le chat d’Odetta.
12:06
China Moses: 'Whatever' at Jazz à Ramatuelle
En 1988, Dee Dee Bridgewater a été l’une des premières grandes chanteuses jazz à se produire au festival Jazz à Ramatuelle. En 2016, l’histoire semble se répéter alors que sa fille China Moses monte sur les planches de Ramatuelle. Au fil des ans, China Moses est devenue une interprète mature au style unique : voix rocailleuse, sens aiguisé du swing, et présence scénique intense et énergique. Après avoir signé des compilations dédiées à Dinah Washington et au blues, Moses a fait paraître en 2016 un album de ses propres compositions, intitulé Whatever. Préparez-vous à assister à une performance des plus divertissantes combinant jazz, soul et hip-hop.
14:04
Buddy Rich and his Big Band at North Sea Jazz
Buddy Rich: Live in '78 met en valeur la puissance continuelle et le talent artistique inégalé de l’homme qui était connu ‘Le Meilleur Batteur au Monde’. Ce concert, enregistré aux Pays-Bas en 1978, présente l’un des big bands les plus proches de l’histoire, comprenant le saxophoniste acclamé Steve Marcus et d’autres membres du ‘Killer Force’ de Buddy, le groupe qu’il a plus tard appelé ‘le meilleur groupe que j’ai jamais eu’. Les temps forts incluent ‘Grand Concours’, ‘Big Swing Face’ et ‘Channel One Suite’, qui atteint son point culminant avec le solo de batterie de Buddy.
15:20
Miriam Makeba Live at Estival Lugano 1985
Estival est un festival de jazz présenté chaque été à Lugano, en Suisse, depuis 1977. Cet événement propose une programmation surprenante qui explore le vaste univers de la musique contemporaine tout en faisant la promotion de la tolérance et de la coexistence des nombreuses cultures mondiales. Miriam Makeba, surnommée Mama Africa, était une chanteuse, actrice, ambassadrice de l’ONU et activiste des droits civils sud-africaine. Makeba a connu énormément de succès aux États-Unis, où elle a fait paraître plusieurs albums, et figure parmi les premières musiciennes africaines à être reconnues à l’échelle mondiale. Makeba a fait découvrir la musique africaine aux publics occidentaux, et a contribué à populariser la musique du monde et l’Afropop. Sa performance à l’Estival de Lugano est tout simplement saisissante. Sa voix, sa prestance et sa musicalité, de même que son groupe et ses choristes de talent, font de ce concert de 40 minutes une expérience mémorable.
15:58
Kurhaus Scheveningen: Beets & Rosenwinkel
Le pianiste de classe mondiale Peter Beets a partagé la scène avec les géants du jazz : Chick Corea, Wynton Marsalis, « Toots » Thielemans, Elvin Jones, George Coleman, Johnny Griffin, Benny Golson, John Clayton… Le Néerlandais est né dans un milieu musical : sa mère, une pédagogue musicale, lui faisait écouter de la musique classique, tandis que son père, un grand amateur d’Oscar Peterson et d’Art Blakey, lui faisait écouter du jazz. Ses parents n’envisageaient pas une carrière musicale pour leur fils, mais la musique était bien dans la famille. Lors de ce concert enregistré au Kurhaus de Scheveningen, Peter Beets fait équipe avec le célèbre guitariste Kurt Rosenwinkel. Au cours de sa carrière de presque 25 ans, Rosenwinkel a collaboré avec des artistes dynamiques comme Brad Mehldau, Brian Blade, Mark Turner, Joshua Redman et Chris Potter, et avec des légendes estimées comme Joe Henderson, Paul Motian et Gary Burton. Imprégné des traditions riches et profondes du jazz, développant continuellement son langage musical, Rosenwinkel ne cesse de repousser ses frontières pour enrichir son art. Cette collaboration entre Beets et Rosenwinkel produit de la musique brillante.