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Moonlight Benjamin - WOMEX 2018
Depuis 1994, la World Music Expo (Womex) attire des musiciens, des imprésarios, des agences de presse ainsi que des entreprises médiatiques du monde entier. Son événement principal se déroule chaque année dans une ville européenne différente : Berlin, Bruxelles, Marseille, Stockholm, Séville, Cardiff et Budapest, pour n’en citer que quelques-unes. L’édition 2018 du festival Womex s’est déroulée à Las Palmas, dans les îles Canari. Moonlight Benjamin, l’une des artistes en vedette, marie blues vaudou, rock haïtien et musique créole en un amalgame sonore groovy fondé sur la tension entre sa voix puissante et les guitares électriques saturées.
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Oum - Music Meeting Festival 2018
Oum El Ghait Benessahraoui, mieux connue sous le diminutif Oum, offre une perspective unique sur l’esthétique musicale du Maroc. L’auteure-compositrice-interprète est une ambassadrice de la culture marocaine. Bien que profondément influencée par le gospel, le jazz, le soul et le R&B, Oum s’amuse avec divers styles musicaux africains, notamment les musiques soufi et hassani, ou l’afrobeat. On dénote dans sa voix chaude l’influence d’Aretha Franklin, d’Ella Fitzgerald et de Whitney Houston, représentantes d’une tradition vocale afro-américaine qui a eu un impact énorme sur Oum en début de carrière. Se produisant ici dans le cadre du Music Meeting Festival de Nimègue, aux Pays-Bas, Oum charme les spectateurs le temps d’une aventure sonore exotique vers les contrées inexplorées de l’Afrique du Nord.
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Long Tall Dex: Dexter Gordon Live in '63 & '64
Dexter Gordon: Live in '63 & '64 présente trois concerts filmés en 1963 et 1964 aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique, qui mettent en valeur le style classique et le son soyeux du légende du bebop. Filmé dans la période où Dexter vivait en Europe, ces concerts affichent des sidemen légendaires comme Art Taylor (Drums) et Kenny Drew (piano), jouant des classiques du jazz, comme ‘Blues Walk’, ‘A Night In Tunisia’, ‘Body and Soul’ et beaucoup d’autres morceaux. L’un des saxophonistes les plus influents de l’histoire du jazz (John Coltrane et Sonny Rollins le citent comme influence) est saisi ici en grande forme lors d’un exploit de 70 minutes.
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The Hammond© Sessions: Sven Figee
En collaboration avec DJAZZ, l’organiste Hammond Rob Mostert a développé la série « Mostert Meets », une série autour de l’orgue Hammond B3. Les meilleurs musiciens du monde se rendent au studio de Mostert pour y jouer. L’orgue Hammond B3, un instrument électromécanique, a pour principe de fonctionnement celui de la roue phonique. Une roue en acier de la taille d’une pièce de monnaie assure le son unique de l’orgue Hammond. L’instrument était initialement destiné à équiper les églises, mais il a vite trouvé sa place dans le monde du jazz. Dans cet épisode, Mostert joue avec la chanteuse Dede Priest, qui est née à Dallas. Ses interprétations féroces de chansons de blues et de gospel sont sans pareil !
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Louis 'Satchmo' Armstrong and His All Stars
Louis Armstrong: Live in '59 présente l’un des seuls concerts connus d’Armstrong depuis les années 1950 à avoir été filmé en intégralité. Dans ce concert de 55 minutes, filmé en Belgique en 1959, on retrouve la plupart des morceaux cultes de Satchmo, notamment « Mack The Knife », « When It’s Sleepy Time Down South » ou encore « Stompin’ At The Savoy ». Il est accompagné par les membres de son groupe sensationnel, les All-Stars : Trummy Young, Peanuts Hucko, Billy Kyle, Danny Barcelona et Mort Herbert.
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Malta Jazz Festival
Le 20 juillet 2018, le contrebassiste Christian McBride s’est produit aux côtés de la formation New Jawn au Malta Jazz Festival. Cinq fois lauréat d’un prix Grammy, McBride est l’une des figures les plus populaires, les plus enregistrées et les plus respectées de la scène musicale actuelle. Ce visionnaire musical natif de Philadelphie combine adroitement jazz, R&B, pop, rock, hip-hop, néo-soul et musique classique. Il est ici accompagné par Nasheet Waits (batterie), Marcus Strickland (saxophone ténor) et Josh Evans (trompette).
05:26
The Morgenland Festival: A Trace of Grace
Depuis 2005, le Morgenland Festival d’Osnabrück célèbre la culture musicale fascinante du Proche et du Moyen-Orient, des musiques traditionnelles et classiques à l’avant-garde, en passant par le jazz et le rock. La programmation du festival compte également des volets consacrés aux arts visuels, à la danse, au théâtre et aux projets interdisciplinaires. Cet épisode intitulé « A Trace Of Grace » met en scène la musique riche et complexe de Michel Godard et de Kayhan Kalhor, deux musiciens qui s’intéressent aux instruments peu connus en Occident. Kayhan joue par exemple du kamânche, un instrument perse ancien reconnu pour sa sonorité lente et mélancolique.
06:23
What Is This Thing Called Love
Stan Getz est le plus important saxophoniste "de race blanche". Chef de file de l'école cool, il combine une sonorité douce et feutrée au phrasé et au découpage rythmique de Lester Young. Tendre, éthérée, élégante, sa musique s'oppose à la rudesse des disciples de Coleman Hawkins, à la crudité du blues et aux excentricités du bebop. Elle eut une influence prépondérante sur l'évolution du jazz, d'abord par l'intermédiaire des musiciens blancs de la côte Ouest, ensuite par son emprise sur les conceptions de Miles Davis. Vers le milieu des années 1950, au moment où le hard bop supplante le cool, Stan Getz évolue à l'intérieur même de son style, vers une expression plus virile. Sa sonorité se dilate; sa technique lui permet une exploitation plus totale des ressources de l'instrument; il mêle douceur et punch, devient un artiste complet, improvisateur toujours en verve, véhément et raffiné, assumant les tâches les plus ambitieuses comme les plus routinières, à l'aise aussi bien avec Dizzy Gillespie ou Chet Baker qu'avec des orchestres à cordes ou des rythmes brésiliens.
07:00
Ella Fitzgerald in Brussels: The American Songbook
Ella Fitzgerald: Live in '57 présente « la Grande Dame du Jazz » dans une concert distinct. L’un se trouve être le premier concert d’Ella à avoir été filmé dans son intégralité. Lors de cette représentation, en Belgique, en 1957, Ella se produit sur scène avec de grands noms du jazz, comme Ray Brown, Herb Ellis, Jo Jones ainsi que le légendaire Oscar Peterson. Ils jouent des standards tels que « Lullaby Of Birdland » ou encore « It Don’t Mean A Thing (If It Ain’t Got That Swing) ». Bien qu’elle voulût devenir danseuse, Ella Fitzgerald écoutait les disques de Louis Armstrong, Bing Crosby et les Boswell Sisters dès son plus jeune âge. Après ses débuts lors d’un concours de talents en 1934, Ella s’est joint à l’orchestre de Chick Webb, avec lequel elle a enregistré plusieurs chansons à succès. Elle a pris le contrôle de l’orchestre après la mort de Chick Webb. Ce n’était que le début de sa carrière. Ella Fitzgerald est devenue célèbre en tant que ‘First Lady of Song’ et ‘Queen of Jazz’, avec une tessiture de trois octaves. La chanteuse de jazz américaine était surtout appréciée pour son ton pur, son intonation, son phrasé et ses talents d’improvisation. En moins de 60 ans, Fitzgerald a vendu 40 millions d’albums et remporté 13 Grammy Awards pour ses interprétations superbes de chansons du Great American Songbook.
07:43
Artvark Saxophone Quartet & Ntjam Rosie: Homelands
Homelands est une collaboration entre l’Artvark Saxophone Quartet et la chanteuse néerlando-camerounaise Ntjam Rosie. Les sonorités uniques qui résultent de cette rencontre sont inspirées des musiques traditionnelles et actuelles du Cameroun (représentées notamment par Manu Dibango et Richard Bona), de même que du mélange afro-européen de soul, de jazz, de gospel et de musique du monde généralement offert par Rosie. L’ensemble Artvark offre une proposition quelque peu radicale : cherchant de nouvelles façons de jouer du saxophone, le quatuor utilise des sonorités peu orthodoxes comme bases de ses compositions, plongeant dans l’univers de la musique électronique et des effets sonores pour créer le groove désiré. Rosie agit comme cinquième instrument de la formation : elle récite du spoken word, crée des percussions vocales, forme des duos ou des trios avec les saxophones, accompagne le quatuor à la guitare et chante en anglais, en français – l’une des langues nationales officielles du Cameroun – et en Bulu, sa langue maternelle.
08:54
John Coltrane: Live in Comblain-la-Tour
La simple évocation du nom de John Coltrane suscite une réaction profondément émotive, voire spirituelle, même chez les amateurs de jazz du dimanche. Dexter Gordon était un saxophoniste fantastique. Miles Davis était un génie. Mais Coltrane était encore davantage : un visionnaire, un demi-dieu. Comparativement à la majorité des musiciens jazz, la vie de Coltrane a été platement sans histoire. Bien entendu, il a été héroïnomane pendant quelque temps et s’est fait rosser par Miles Davis, mais après avoir vécu l’« éveil spirituel » décrit dans la pochette de son album A Love Supreme (1965), Coltrane s’est consacré à la musique avec une détermination entêtée. Cette performance filmée en 1965 au défunt festival de jazz belge de Comblain-la-Tour met en scène le quartette classique de Trane, composé d’Elvin Jones (batterie), de Jimmy Garrison (basse) et de McCoy Tyner (piano).