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Duets: Carla Bley and Steve Swallow in 1988
Impossible de nier que la pianiste Carla Bley et le bassiste Steve Swallow partagent une connexion toute particulière. C’est qu’en plus de se produire au sein des mêmes formations depuis les années 60, les deux artistes forment un couple depuis plus de deux décennies. Leurs performances sont la définition même de la télépathie musicale : un simple regard ou un sourire suffisent pour donner une nouvelle dimension à la musique. En 1988, Swallow et Bley ont commencé à se produire en duo à travers l’Europe, les États-Unis, l’Amérique du Sud et le Japon. Dans cette performance, Swallow et Bley interprètent les titres de Duets, un album lancé la même année, y mariant leur approche respective du jazz traditionnel, du folk et de la musique classique pour livrer un récit musical des plus touchants.
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Larry Graham: Ultimate Funk at the Bataclan
Cet enregistrement démontre la grande performance de Larry Graham & Graham Central Station à Paris dans la salle de concert conviviale Bataclan. Six cents ‘funkeurs’ se sont rassemblés et ont acclamé le bassiste et le héros du funk. Durant les sixties, Graham était essentiellement connu pour son œuvre avec le groupe populaire de soul et de funk d’influence psychédélique Sly and the Family Stone. Cependant en tant que fondateur et leader du Graham Central Station il a également eu une carrière solo satisfaisante. On dit souvent que Graham a été un pionnier dans l’art du slapping sur la basse électrique : l’aspect original du funk moderne. Lors de cette performance à Paris, Graham montre pourquoi il peut être considéré comme un des héros du funk !
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Melody Gardot at Château d'Hérouville
Dans les années 1960, le compositeur Michel Magne a transformé le Château d’Hérouville – un domaine du 18e siècle situé au nord de Paris ayant jadis accueilli le couple formé de George Sand et de Frédéric Chopin – en tout premier studio d’enregistrement résidentiel au monde. En plus de ses installations de pointe, le complexe comprenait une piscine et un magnifique jardin, et permettait aux artistes d’y demeurer pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. De David Bowie à Iggy Pop, de Pink Floyd à Chet Baker, d’innombrables vedettes ont enregistré des pièces inoubliables avant la fermeture du studio, dans les années 1980. Trois décennies plus tard, le Château d’Hérouville a réouvert ses portes. Ce programme suit l’auteure-compositrice-interprète américaine Melody Gardot entre les murs du légendaire studio. Après un accident survenu en 2003, qui lui a causé une hypersensibilité à la lumière et au son, Gardot a découvert le pouvoir régénérateur de la musique. À Hérouville, elle donne une entrevue et livre un concert à couper le souffle, qui comprend de magnifiques versions des pièces « Baby I’m a Fool », « If The Stars Were Mine », « Les Étoiles » et « You Don’t Know What Love Is », succès de Chet Baker. Melody Gardot (piano, guitare, chant) est accompagnée par Charles Staab (batterie), Sam Minaie (contrebasse), Mitchell Long (guitare), Sylvain Gontard (trompette), Ludovic Beier (accordéon), Artyom Manoukyan (violoncelle) et Guillaume Latour, Alexandra Kondo Benjamin Ducasse (violon).
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J.E. "Cannonball" Adderley live in Switzerland
Cannonball Adderley: Live in ’63 regroupe deux concerts magnifiquement capturés de l’un des sextuors les plus célébrés de l’histoire du jazz, qui se trouve ici au sommet de sa forme. Cannonball Adderley (saxophone alto), Nat Adderley (cornet) et le virtuose Yusef Lateef (saxophone ténor, flûte, hautbois) constituent une ligne de front impressionnante, tandis que la section rythmique extraordinaire, qui comprend le pianiste Joe Zawinul (avant la fondation de Weather Report), Sam Jones (basse) et Louis Hayes (batterie), bat la mesure avec une énergie contagieuse. Le sextuor entame « Jessica’s Day » de Quincy Jones avec une sonorité explosive dont la force de frappe est impressionnante venant de seulement six musiciens. Cet enregistrement nous rappelle que Cannonball Adderley est l’un des saxophonistes alto les plus remarquables et respectés de l’histoire du jazz.
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Les McCann à La Nouvelle-Orléans
Le musicien autodidacte Less McCann est devenu une star mondiale du jazz après la sortie de son album “Swiss Movement”, qu’il a enregistré en 1968 avec feu Eddie Harris. Pourtant, ce musicien représente beaucoup plus qu’un seul album. McCann passe facilement d’un style de jazz à un autre, faisant preuve de sa technique impressionnante dans tous les domaines, du bop à la fusion, du chant au clavier et piano électrique, clavinet ou synthétiseur. Son mélange de musique religieuse et musique swing saisit parfaitement l’esprit de l’époque, bien qu’une maladie l’empêchât de jouer avec plus d’un seul doigt au début des années 1990. Pendant ce concert, enregistré en 1983, McCann ramène le gospel à La Nouvelle-Orléans. Le chant de McCann excelle dans les interprétations émouvantes de ses succès, incluant “Just Like Magic”, accompagnées par le magnifique “Magic Band”, composé du saxophoniste Bobby Bryant Jr., du bassiste Curtis Robertson Jr. et du batteur Tony St. James.
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Trevor Richards
Le batteur anglais Trevor Richards (1945) est un ardent défenseur du jazz traditionnel. Après s’être établi à La Nouvelle-Orléans à l’âge de 21 ans pour apprendre le style percussif signature de la ville, Richards a multiplié les occasions de se produire aux côtés de sommités du jazz. Dans ce concert livré au Ascona New Orleans Jazz Festival, présenté à la fin juin et au début juillet 1998 sur les rives du pittoresque lac Majeur, dans le village suisse d’Ascona, Richards présente son jazz évocateur des années 1930 aux côtés de deux légendes de l’époque : le bassiste Charles « Truck » Parham (1911–2002), un vétéran des ensembles d’Art Tatum et d’Earl Hines, et le saxophoniste ténor et clarinettiste Franz Jackson (1912–2008), qui s’est notamment produit avec Fletcher Henderson et Fats Waller. Les trois musiciens sont accompagnés par les cornistes Tom Baker et Dan Barrett. Le programme du concert comprend des classiques tels que « You’re My Everything », « Nagasaki », « Christopher Columbus » et « If Dreams Come True ». Un véritable festin pour les oreilles!
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Avishai Cohen/Robert Sadin, Alon Basela
Le 24 juin 2017, le trio formé du contrebassiste Avishai Cohen, du batteur Noam David et du pianiste Omri Mor est monté sur les planches de l’Alfa Jazz Festival de Lviv, en Ukraine, aux côtés de l’orchestre symphonique international INSO-Lviv, dirigé par Christian Schumann. Ensemble, ils ont donné vie à l’amalgame d’influences d’Europe de l’Est, de jazz américain et de rythmes du Moyen-Orient signature de Cohen. Ce dernier, qui chante également en ladino, un dialecte judéo-espagnol, s’est fait connaître sur la scène internationale dans les années 1990, lorsque la légende du jazz Chick Corea lui a offert une place au sein de son trio et un contrat d’enregistrement. Trente ans plus tard, Cohen est lui-même devenu une référence, et subjugue ici le public ukrainien grâce au langage universel de la musique.
06:54
Kenny Barron, Blue Waters
La performance inoubliable livrée le 27 juin 2019 par le pianiste Kenny Barron à l’Alfa Jazz Festival de Lviv, en Ukraine, était une véritable célébration de la virtuosité jazz. La légende du piano était accompagnée de son trio habituel, composé de Kiyoshi Kitagawa (basse) et de Jonathan Blake (batterie), bonifié par le jazzman phénoménal Marcus Strickland (saxophone ténor) et l’étoile montante Riley Mulherkar (trompette). Captivant le public ukrainien, la formation propose un mélange unique de be-bop classique, d’explorations modernes et d’improvisations lyriques qui témoigne d’une connexion profonde et émotive à chaque note.
07:00
Terrasson & Belmondo: À Nous Garo
Le festival Jazz en Baie est organisé chaque année sur le territoire de la baie du Mont-Saint-Michel. Ce concert présente une collaboration entre deux grands musiciens de jazz français : le pianiste Jacky Terrasson et le trompettiste Stéphane Belmondo. Les deux artistes font équipe pour un concert de jazz magnifique, teinté de soul et avec une pointe de chanson française. Le pianiste franco-américain Terrasson aime parcourir le monde, multipliant les collaborations, jouant en trio, quartet ou quintette. Avec Stéphane Belmondo, son ami de longue date, il a sorti de nombreux albums et donné de nombreux concerts. On peut entendre le trompettiste sur l’album « Gouache » du pianiste ; vice versa, on peut entendre le pianiste sur l’album « Ever After » du trompettiste. Ce concert à Jazz en Baie est un régal pour tous ceux qui aiment le jazz !
08:19
Louis Armstrong: Live in Australia
Après un concert de jazz en petit groupe très réussi au Town Hall de New York le 17 mai 1947, le manager d’Armstrong Joe Glaser a dissous le big band d’Armstrong le 13 août 1947 et il a créé un petit groupe de six membres. Ce groupe appelait les All Stars, et en 1964 Louis Armstrong a enregistré son plus grand record de vente « Hello, Dolly! » Il a fait des apparitions télévisées assorties, en particulier dans les années 1950 et 1960 - le film enregistré était une émission de télévision en Australie quand Armstrong était à l'apogée de sa carrière. Armstrong a maintenu son calendrier chargé de tournées jusqu'à quelques années avant sa mort en 1971. Il a également visité l'Afrique, l'Europe et l’Asie sous le parrainage du Département d'État des États-Unis avec un grand succès, gagnant le surnom de «Ambassador Satch».
09:15
Face au Public: Odetta
La légendaire chanteuse folk afro-américaine Odetta (1930-2008) insufflait dans ses spirituals une tristesse et une angoisse immesurables. Sa musique exprime avec éloquence l’impact de l’esclavage sur les millions d’Africains déracinés de leur terre natale. Pour Odetta, la musique folk – qu’il s’agisse de spirituals, de blues ou de chants de travail – était un véhicule pour donner une voix à la détresse découlant des injustices et du racisme vécus par les Noirs. Dans cette performance filmée en 1964 à l’émission Face au Public, toute la mélancolie de l’esclavagisme demeure vivement tangible dans le chat d’Odetta.