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The Garifuna Collektive - WOMEX 2018
Depuis 1994, la World Music Expo (Womex) attire des musiciens, des imprésarios, des agences de presse ainsi que des entreprises médiatiques du monde entier. Son événement principal se déroule chaque année dans une ville européenne différente : Berlin, Bruxelles, Marseille, Stockholm, Séville, Cardiff et Budapest, pour n’en citer que quelques-unes. L’édition 2018 du festival Womex s’est déroulée à Las Palmas, dans les îles Canari. Le collectif Garifuna, l’un des groupes en vedette, se fait le porte-étendard de l’héritage d’Andy Palacio, qui a non seulement mis la musique du Belize sur la scène mondiale, mais a aussi inspiré une génération de musiciens béliziens à célébrer leurs racines. Ce groupe intergénérationnel mené avec brio par des chanteuses Umalali rend hommage aux racines profondes de la musique garifuna, symbolisée par le son emblématique des deux tambours traditionnels garifuna – le primero et le segunda – accompagnés de maracas, de carapaces de tortues, du quijada, et de guitares acoustiques et électriques.
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Connie Han - jazzahead!
À la fois salon professionnel, exposition et festival, jazzahead! est l’un des événements les plus courus de la grande communauté internationale du jazz. Présenté chaque année dans la ville allemande de Bremen, jazzahead! regroupe musiciens, imprésarios, programmateurs, spécialistes du jazz et amateurs de musique du monde entier. En 2021, en raison de la pandémie de COVID-19, seulement la moitié des performances de jazzahead! ont été enregistrées sur place, à Bremen. Parmi les artistes chanceux se trouve la pianiste, compositrice et artiste Steinway américaine Connie Han. Han a été comparée à McCoy Tyner et à Hank Jones, tandis que sa direction musicale est souvent associée au mouvement des « Young Lions », chapeauté par les frères Marsalis, Kenny Kirkland et Jeff « Tain » Watts, entre autres.
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jazzahead! 2022 - Kathrine Windfeld Big Band
Festival, congrès et foire commerciale, jazzahead! est l’un des événements les plus importants de la communauté internationale de jazz. Organisé à Brême en Allemagne, l’événement réunit des musiciens, des promoteurs, des agents, des organisateurs, des experts en jazz et des amateurs de musique du monde entier. Pendant trois jours, l’édition 2022 a accordé une attention particulière à la scène jazz canadienne et présenté 40 performances d’artistes exceptionnels provenant du Canada, des États-Unis et de l’Europe. Parmi eux, voyez le Kathrine Windfeld Big Band du Danemark. C’est avec fougue et précision que les 15 musiciens interprètent les compositions époustouflantes de Kathrine Windfeld, où les passages harmoniques complexes rencontrent des rythmes groovy et des ballades poétiques. Outre Windfeld au piano, la section rythmique est composée du guitariste Viktor Sandström, du contrebassiste Johannes Vaht et du batteur Henrik Holst Hansen. Ils sont accompagnés des trompettistes André Bak, Rolf Thofte Løkke et Magnus Oseth; des trombonistes Göran Abelli, Tobias Stavngaard et Anders Larson; des saxophonistes altos Hannes Bennich et Magnus Thuelund; des saxophonistes ténors Roald Elm et Ida Karlsson, et du saxophoniste baryton Aske Drasbæk.
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Christian Scott - The Centennial Trilogy
En quelques années à peine, le jeune trompettiste Christian Scott est devenu le porte-étendard d’une nouvelle génération de musiciens jazz. Faisant fi des conventions, Scott mène le jazz vers de nouveaux horizons et rejoint un public toujours plus vaste. Sans aucun doute, le musicien de 33 ans trace déjà sa propre voie. Après chaque lancement de disque, il semble plus que jamais déterminé à défier les règles du jazz avec son propre style avant-gardiste. Dans le cadre de ce concert présenté en 2018 à la Coopérative de mai, Scott célèbre un siècle de jazz avec un programme intitulé The Centennial Trilogy. Attendez-vous à une performance unique dans un cadre intimiste, filmée en format 4K natif!
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Episode 1: Thelonious Monk - Jazz Greats
Pianiste et compositeur unique en son genre, Thelonious Monk (1917-1982) est l’une des plus grandes légendes du jazz de tous les temps. Sa musique était incomprise durant les 15 premières années de sa carrière, avant qu’il soit considéré comme un génie et père fondateur du be-bop. Plusieurs concerts de sa tournée européenne de 1966 ont été captés pour la télévision, avec son quatuor composé de Charles Touse (saxophoniste ténor), Lawrence Gales (bassiste) et Benjamin Riley (batteur). Son quatuor a interprété « Epistrophy », « Round Midnight » et « Lulu’s Back in Town » à Varsovie pour la télévision polonaise, le 4 avril 1966. Le 17 avril, le même quatuor a livré une brève performance à Copenhague pour la télévision danoise, interprétant « Lulu’s Back in Town », « Don’t Blame Me » et « Epistrophy ».
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Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?